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Être vrai

L’idée qu’il nous faille être vrais soulève un problème existentiel de taille ; admettre que nous portons un masque et que nous sommes fourbes. En fait, nous portons un masque et peut-être même que nous en portons plusieurs selon les circonstances. Nous en portons pour cacher nos défauts, pour ne pas montrer notre vulnérabilité, pour ne pas révéler nos différences et tant d’autres encore qu’il nous faudrait un livre tout entier pour les décrire et les justifier.

En fait, dire que nous sommes une personne, c’est déjà admettre que nous portons un masque. Le mot – personne – vient du latin et signifie masque. Dès lors qu’on est en société, en présence d’une seule personne, fût-elle notre mère, nous portons un masque. Même lorsque nous sommes devenu un homme, aux yeux de notre mère nous restons son fils et sur notre visage le masque attendri ou agacé de celui qui doit écouter des conseils mille fois entendus.

Quand donc pouvons-nous prétendre ne porter aucun masque ? En sommes-nous venus à nous cacher de nous-mêmes ? Peut-être enterré dans la plus grande solitude, loin de toute civilisation, perdu au milieu de nulle part, nous parvenons à retrouver cette étincelle divine qui nous anime et nous ressuscite à la vie pleinement consciente et vraie.

En tous les cas, cette partie de nous-mêmes doit nous être révélée assez souvent si nous ne voulons pas définitivement nous perdre.  Être vrai, ne nous dispense pas nécessairement de nous cacher ou de porter un masque, mais cela nous oblige à en avoir conscience, de manière à ne pas nous mentir à nous-mêmes et à ne plus savoir qui nous sommes réellement. Le risque est grand et d’innombrables vies se sont fourvoyées dans ce jeu stupide du mensonge. Rechercher l’authenticité, c’est être tout à fait ce que nous sommes. Sans pour autant le faire savoir. Ainsi, nous dévoilons une émotion, nous agissons en hommes, en bons ouvriers ou en bons professionnels que nous sommes, sans avoir besoin de ne rien révéler sur notre véritable identité. Nous n’avons pas besoin pour être vrai de nous démystifier. Une partie de l’être reste voilée, mais jamais cachée, elle reste mystérieuse, inaccessible, mais jamais enterrée ou enfouie comme quelque chose d’abject dont on aurait honte. Être vrai devient alors possible, même s’il nous faut porter au quotidien un masque.

Pour en savoir plus je vous invite à lire le rapport LIBRE en cliquant ici